mercredi 5 juin 2019

Est-il encore possible de « Bien Vivre » à Villecresnes ?

De plus en plus de personnes âgées ou handicapées souhaitent rester impliquées dans la vie de leur quartier.

La loi d’adaptation de la société au vieillissement met l’accent sur l’amélioration de la qualité de vie et la prévention de la perte d’autonomie. Pour que cette intention se traduise dans les faits, il est impératif de construire avec les personnes âgées ou handicapées elles-mêmes des réponses adaptées à leurs attentes et à leurs besoins, en impliquant en particulier les plus vulnérables d’entre elles, souvent invisibles ou réduites au silence.

Lorsqu’une personne ne peut plus accomplir seule les actes simples de la vie quotidienne (se lever, s’habiller, préparer ses repas…), elle peut recourir à une aide à domicile, assistante de vie ou une auxiliaire de vie sociale.
Mais à VILLECRESNES, le maire Gérard GUILLE en a décidé autrement. Depuis plusieurs jours les personnes bénéficiaires des heures d’aide à domicile voient celles-ci diminuer. Seul est pris en compte le coût de la prestation en faisant fi des personnes.

L’arrêt des prestations sociales serait même programmé pour début juillet.

Villecresnes rejette ses personnes âgées ou handicapées au lieu de s’appuyer sur elles. Cette absence de solidarité est contraire à une politique sociale digne de ce nom.

Nous défendons l’idée qu’il est important d’être acteur et citoyen de sa ville quelquesoit sa situation. Le fait de vieillir dans de bonnes conditions est une préoccupation majeure.

Aujourd’hui inquiétude et colère sont le quotidien de nos concitoyens fragiles. C’est inacceptable.

Redonner le sourire à des personnes souffrant souvent de solitude ou de tristesse face à la perte d’autonomie devrait être la priorité. Le maire a décidé l’inverse sans avoir réuni le conseil d’administration du CCAS, preuve s’il en est de l’absence de concertation et de démocratie ainsi que de la faible importance qu’il porte aux affaires sociales. Il agit, comme d’habitude, en prenant seul, la décision, sans aucune concertation, sans accompagnement des bénéficiaires.

Pourquoi fermer un service qui donne satisfaction ?
Pourquoi ne pas avoir consulté les bénéficiaires et les aides à domicile ?

L’imprévision et le manque de projection sur l’avenir sont les éléments qui caractérisent ce maire auxquels s’ajoute une vision comptable qui ne prend pas en compte les personnes.
Le droit à l’autonomie et à la dignité sont des valeurs intangibles. Toute approche comptable est proprement insupportable.

Cette décision doit être annulée afin que les personnes fragilisées par l'âge ou le handicap ainsi que leur famille puissent passer un été en toute sérénité.

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